De l’ombre à la Lumière…

Les notions de bien et de mal ont-elles toujours existé ?
Sur quoi se basent-elles ?
Sont-elles identiques dans toutes les cultures ?
Quelle est la place de l’obéissance, de la loyauté, de la fascination au bien et au mal ?
Comment se fait-il que des personnes sages, lumineuses, cherchant le bien de l’humanité, se battant pour la liberté d’expression, ou même simplement pour prouver scientifiquement un miracle, en bavent, traversent des turpitudes,
alors que d’autres personnes, par le contrôle permanent ou la sournoiserie, les manipulations …
s’en sortent plutôt bien semble-t-il ?
Ce sont des questions qui se posent à bon nombre d’entre nous et auxquelles la sagesse populaire répond :
« Il ne l’emportera pas au paradis », « Cela se retournera contre lui, un jour », « Ce sera dans son Karma ».

Que pourrions-nous appeler ombre ou Lumière ?

Comment conter l’expression « de l’ombre à la Lumière » ?

Des croyances déconnectées des trois consciences, des informations partielles ou
erronées ne courraient-elles pas plus vite que leur ombre, amenant con-fusion, mettant les têtes à l’envers ?

Pour comprendre la difficulté actuelle à clarifier les notions de bien et de mal, voici quelques exemples que je retrouve fréquemment en consultation, et qui enferment la personne dans une forme autistique autour de la croyance :

« Si tu es sur la bonne route, tu auras la baraka, tout se passera bien pour toi, … ».

Ben voyons, quelle toute puissance ! Cela voudrait-il dire que les autres personnes changeront, que les gouvernements penseront autrement, que la météo s’ajustera à mes besoins dans les hivers gris et pluvieux, que toute personne mal dans sa peau deviendra charmante avec moi ? Ou peut-être miraculeusement, que je pourrai apprécier tout ce que je vis dans l’acceptation heureuse que si cela m’arrive, c’est que c’est merveilleusement bien ce qui devait m’arriver, et que je n’ai donc pas à réfléchir, choisir… Et pourquoi pas dire alors : 

« Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, sans rages de dents et sans tempêtes, dans une pluie céleste de pouvoir et d’argent baignée d’Amour, en piétinant de pauvres gens, le cœur et l’âme en paix avec des colombes et des fées apportant tous les dons de la terre etc.… »

Une autre phrase type :

« Je sais, si je suis malade, c’est de ma faute, je ne travaille pas assez sur moi-même, je ne suis pas à la bonne place,
je n’ai toujours pas compris ce que je faisais de mal… ». 

Chouette alors, nous serions les seuls responsables de notre état de santé. Plus de génétique, plus d’obligation de se surpasser qui épuise, plus de relations toxiques perturbant l’équilibre, plus de biologie, plus de physique, plus de chimie, juste une explication rationnelle et un contrôle permettant de rester toujours en santé.

Mais oui, voyons !

Certes les maladies sont en résonnance avec une histoire, des émotions, des conflits non résolus vécus dans le silence (docteur Hammer), mais elles font aussi partie de la Vie, d’un contexte. Inutile de rejeter toute personne ayant le moindre bobo ou osant prendre de l’âge ou mourir en la culpabilisant sur le sort qu’elle a choisi… Ne serions-nous pas dans des excès de toute puissance créant, peut-être, d’autres maladies, le mal-être, et la prise de médicaments pour paraître « au top », « ayant la baraka », « étant porté par les Dieux ou les Anges » ?

Une autre phrase type actuelle :

« J’ai choisi mes parents, je sais, je dois assumer, …»

Ben voyons, sans vouloir offenser les nouvelles croyances, je me permettrais quand même de me poser quelques questions…
Ai-je choisi mes parents dans un supermarché ?
Ont-ils été créés juste pour moi ainsi que mes frères et sœurs ?
Si la terre et ceux qui m’entourent ont été créés pour moi, suis-je tout puissant ou redevable ?
Et moi, pour qui ai-je été créé ?
Et si mes enfants m’ont choisi, je n’ai pas à me remettre en question puisqu’ils savaient qui j’étais… etc.

Je n’efface pas l’idée première. Peut-être y a-t-il des résonnances entre le lieu d’accueil et les énergies qui accueillent dans la conception d’une nouvelle Vie sur terre.

Mais en aucun cas cela ne doit permettre la non-réflexion, la perversion, le non droit aux rebondissements, aux changements. En aucun cas cette phrase ne doit signifier « Je dois me laisser dominer, je me soumets à la servilité puisque j’ai choisi de vivre cela… ».

La Vie est mouvement, changement permanent, interactions à la Vie, aux autres. Nous avons tous un Pouvoir Créatif Unique, et s’il y a des règles de vie sociales et familiales, il n’y a pas d’uniformité humaine. La richesse est dans la différence ; que ferions-nous si nous étions tous bucheron ou boulanger ?

Remettre de la Lumière sur des croyances toutes faites, confuses, sorties du contexte de la Vie,
ne serait-ce pas aller de l’ombre à la Lumière ?

Et ces croyances, ces idéologies ne sont-elles pas de plus en plus nombreuses ? Ne deviennent-elles pas délirantes, contradictoires même, hors du contexte de la Vie mais visant à toujours plus d’individualisme et de toute puissance et donc d’abandon, de rejet, d’enfermement…  ?

Une autre dérive qui semble s’imposer aujourd’hui, concerne les enfants… Voyons si nous pouvons y réfléchir autrement.

Une maman vient en consultation pour son fils de 4 ans… Il veut être une Licorne. A l’école, il lui a été dit qu’il pouvait choisir d’être « ce qu’il désirait ».

Est-il vraiment normal qu’un enfant rentre de l’école avec un langage presque adulte, en informant ses parents que dorénavant il sera une Licorne et qu’il devra être traité comme telle, cela faisant partie des nouvelles règles sociales et de ses droits d’enfant ?

Nous pourrions voir ceci avec humour et nous dire même que nous avons trouvé là la solution pour leur faire manger plus de crudités et de fruits et que c’est une opportunité pour tous nous remettre à marcher à quatre pattes, ne plus aller travailler puisque nous sommes par essence une famille de licorne magique ?

Mais si le rêve et l’imaginaire sont importants et vitaux même pour l’enfant, apprendre la différence entre le rêve et la réalité du groupe n’est-elle pas nécessaire ? Apprendre les relations de cause à effet, l’impact des rêves sur les autres n’est-il pas fondamental pour la vie en communauté ?

Dans le même ordre d’idées, dire aux enfants qu’ils peuvent choisir leur genre sans même expliquer les douleurs des transitions physiques, l’impossibilité fondamentale de vraiment changer de sexe, la dépendance à la médecine, aux hormones… Ne pas leur montrer qu’en prenant cette liberté-là, ils en perdent bien d’autres, que cela n’a rien à voir avec un jouet que l’on achète un jour pour le mettre dans le placard le lendemain.

Où se trouve la liberté lorsqu’elle transforme à tout jamais une personne, un enfant en sujet dépendant des industries pharmaceutiques… ?

Ne peut-on pas réfléchir à tout ceci dans une vue d’ensemble, dans la réflexion des conséquences pleines et entières tant pour l’individu, maintenant et dans son futur, que pour la famille, la société, la Vie ?

Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres ; devons-nous vraiment foncer tête baissée dans toutes les nouvelles idéologies ou pouvons-nous choisir de penser selon l’espace et le temps de la Vie, de ses trois consciences…

Remettre de la Lumière sur des idéologies sorties de l’ensemble du Vivant, suivant des fantasmes personnels ou à la mode, des fanatismes religieux ou anti-religieux…. Ne serait-ce pas aller de l’ombre à la Lumière ?

Ne devrions-nous pas écouter Hubert Reeves qui nous dit sagement :

« Devenir adulte, c’est reconnaître, sans trop souffrir, que le  » Père Noël  » n’existe pas.
C’est apprendre à vivre dans le doute et l’incertitude. »

Les croyances ont la vie dure, surtout lorsqu’elles amènent à ne pas réfléchir vraiment, lorsqu’elles facilitent le narratif censé souder le collectif dans une sorte de sécurité et de fantasme de toute puissance.

Que veut l’humain aujourd’hui ?

La vie éternelle ?

Une santé sans faille ?

Être le sachant parmi 88 milliards de personnes vivant ou ayant vécu depuis les origines ?

Être vu, applaudi, adulé, avoir son nom dans l’histoire, être perçu comme Zorro ou le sauveur du monde, être grandiose… ?

Argent à pouvoir ?

… Ou plus simplement apprécier ce qui est, créer selon les besoins et l’esprit créatif, partager, échanger, vivre en conscience, en gratitude, en responsabilité, dans un équilibre entre donner et recevoir, dans la conscience de l’ombre et de la Lumière… ?

… Peut-être même dans la conscience que la Lumière projette des ombres et que les ombres révèlent la Lumière.

L’expression « de l’ombre à la Lumière » exprime aujourd’hui bien des choses :

  • Quelque chose de caché qui apparait au grand jour, que ce soit une malversation ou au contraire une idée de génie.
  • Une réussite sociale après un état peut-être un peu végétatif ; être sous le feu des projecteurs, être connu et reconnu devant un nombre de plus en plus grand de personnes, l’Hubris…
  • Et ce qui nous occupe ici… la Lumière de la Conscience qui permet la « guérison » intérieure, dans le soin et, pourquoi pas, des « guérisons communautaires » ou tout simplement comme le disait Marc Aurèle : « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.».
  • Sortir des comportements toxiques, pervers, déconnectés de la vie, des rythmes de la Vie, de l’histoire, des mystères de l’Univers…

Nous ne parlons pas ici d’un monde de bisounours ; l’humain est ainsi fait que par survie, par croyance, par idéologie, par facilité, par confort… il a tendance à oublier de penser, de réfléchir, de comprendre au-delà de lui-même, au-delà de sa réussite, de son pouvoir, et souvent même sous couvert d’apparentes bonnes intentions.

Notre monde matérialiste et individualiste favorise un narcissisme, l’isolement, la croyance de n’être redevable à personne, de pouvoir se construire tout seul…

Mais est-ce vraiment possible ? D’où viennent les informations qui nous instruisent, les outils pour entretenir le potager… ?

Les trois consciences en une nous permettraient-elles de revenir à une réalité commune plus Lumineuse, dans la Lumière de la Vie ?

Nous permettraient-elles de traverser nos ombres, de faire face aux ombres des autres, par la conscience même de la Vie dans un ensemble plus vaste que l’ici et maintenant enfermé dans un narratif confortable et limitatif ?

Nos croyances sont-elles vraiment une réalité cohérente avec la réalité de la Vie :

88 milliards d’humains (passés et actuels), des roches, des mammifères, des végétaux, des insectes, et la liste est longue.

La croyance, l’idéologie sans la Vie, font-elles vraiment de nous des dieux, des héros peut-être sans autre foi ou loi que celles enfermantes de la croyance ou de l’idéologie ?

Ne serions-nous pas dans ce qu’Etienne de la Boétie, jeune homme, appela : « la servitude volontaire » ?

Ou sommes-nous simplement dans un manque de Lumière ?

Par la conscience que la réalité se situe bien au-delà d’une idéologie, d’une croyance, d’un fantasme, d’un délire, et même si ce dernier est porté par l’information des masses et par manque de réflexions, d’informations cohérentes, complètes, ouvertes, ne pourrions-nous pas revenir à la Vie qui est en nous et en toutes Vies.

Nous sommes la Vie, nous sommes dans la Vie comme tout un chacun sur la planète.

Ici aussi Hubert Reeves, nous fait un petit clin d’œil :

« L’homme est fou. Il adore un Dieu invisible et détruit une nature visible, inconscient que la Nature qu’il détruit est le Dieu qu’il vénère. »

Et plus concrètement, après cette longue introduction qui aurait pu se disserter en plusieurs tomes ?

Comment aller de l’ombre à la Lumière de la Vie, peut-être ?

Comment ne pas se laisser happer par les lumières du matérialisme à outrance, de l’Hubris, de la perversion, de la manipulation, de la séduction même qui vise à asservir ? Comment ne pas avoir à courir sous la lumière des projecteurs afin de masquer l’ombre ?

Comment, jour après jour, chaque jour pouvons-nous, en nous et pour nous , entretenir la Lumière ? Nous l’avons déjà abordé dans les articles : l’univers, le moi créatif, les interactions, la lucidité et tous les autres, mais revenons à, peut-être, quelques points essentiels, peut-être :

  • S’émerveiller, être dans la gratitude de ce qui est beau, de ce qui nous est donné et que nous ne voyons même plus. Cela ne pourrait-il pas remplir ce vide que nous comblons par l’alimentation, l’agitation, les prises de pouvoir sur les autres ?

Un petit bonjour à la Vie en nous, autour de nous et à nous même chaque matin, une gratitude devant chaque beauté perçue par nos sens en éveil.

L’Uni-vers, le Cosmos et ses Mystères
  • Prendre soin de son moi créatif unique par la philosophie, l’art peut-être, l’introspection qui pourront ensuite s’incarner, se partager peut-être dans la vraie Vie.
Moi, Unique, Créatif dans l’Uni-vers
  • Retrouver des valeurs de Vie porteuse de Vie, d’humanité, d’amour de la Vie, de lucidité, de réflexions constructives et cohérentes, peut-être.
Comme les 5 doigts d’une main.

Ce sujet vaudra certainement un nouvel article, mais la phrase en elle-même est déjà très suggestible :

Poser des questions et donc s’intéresser.

Se poser des questions et donc faire de l’introspection.

Des questions, ce qui veut dire que je ne sais pas tout sur tout.

Humblement, dans la conscience de l’infini des informations, de ma place et de mon Pot’En’Ciel Créatif… humblement signifie à la fois, je ne sais pas tout, j’ai beaucoup à apprendre et je reconnais humblement que j’ai une connaissance de mon vécu, de mes expériences, des liens que je peux faire par l’observation…

Pour aller un peu plus loin peut-être :

https://accueil-alchimie.be/interactions-et-incarnations/
https://accueil-alchimie.be/auto-initiation/
https://accueil-alchimie.be/lucidite/

et toutes les pages de ce site car, au fond, de quoi parlons-nous sinon de vivre en tant qu’être humain, pour un temps sur la planète, pouvant incarner notre Pot’En’Ciel de Vie, simplement, dans la conscience des ombres et des Lumières et de notre Pot’En’Ciel à modifier ce que nous pouvons changer en conscience et en sagesse, peut-être.

Tous les articles de ce site seront modifiés tout au long de cette année 2025…
De nombreuses suggestions de lectures seront ajoutées…
Mais n’hésitez pas à faire vos propres recherches comme toujours.
N.B. Suggestions de livres pour approfondir cette recherche, cette pensée :
en construction
Et toutes les pages de ce site 🙂